Aller au contenu
Rappels
Carburant

Gazole moins cher : dès le 1er novembre, la baisse à la pompe ne sera ni la même ni partout le même jour

Le gouvernement attend 12 à 18 centimes de moins par litre de gazole en moyenne, de novembre à janvier, soit 6 € à 9 € sur un plein de 50 litres. Mais l'écart variera selon les stations, et l'essence n'est pas concernée.

Par Camille Publié le 1 nov. 2026 à 06:23 · 4 min de lecture
Illustration générée par IA.

Le mouvement a commencé juste avant le week-end de la Toussaint, et il ne s'agit pas d'une baisse de taxe : l'État libère du gazole mis de côté dans ses réserves, valorisé bien en dessous du prix du marché. Les distributeurs doivent ensuite répercuter cet avantage sur le prix de vente.

Pour l'automobiliste, le vrai sujet est ailleurs. Combien gagnerez-vous à votre station habituelle, et à partir de quand ? La réponse dépend de l'enseigne, et les annonces les plus visibles ne valent pas pour toutes les pompes.

Pourquoi le gazole baisse à partir du 1er novembre

Dix millions de barils sortent des stocks stratégiques. Ce gazole est valorisé autour de 0,28 € le litre, contre environ 1,10 € sur le marché, avant distribution, accise et TVA. L'écart allège le coût d'approvisionnement des distributeurs, qui doivent ensuite le rendre aux clients.

Le décret du 23 octobre 2026 l'impose. La baisse doit intervenir dans les meilleurs délais à compter du 1er novembre, et l'avantage doit être reversé en totalité au plus tard le 31 mars 2027. Le texte vise le gazole carburant, le fioul domestique et le pétrole lampant. Si vous roulez à l'essence, il ne change rien à votre plein.

De combien baisse le gazole, et dans quelles stations

Le chiffre officiel reste une moyenne nationale : 12 à 18 centimes par litre pendant trois mois. Sur 50 litres, cela représente 6 € à 9 €. Les principaux distributeurs, environ 60 % du marché, ont promis de tout répercuter, mais le gouvernement prévient lui-même que le résultat variera d'une station à l'autre.

  • TotalEnergies annonce 2,15 € le litre depuis le 31 octobre dans ses 705 stations Access. Ses autres stations suivent à compter du 2 novembre selon les marchés, hors autoroutes, avec un plafond maintenu à 2,25 €.
  • E. Leclerc annonce à son tour 21 centimes de moins par litre, selon franceinfo, soit un peu plus de 10 € sur un plein de 50 litres.

Ces annonces engagent les enseignes qui les font, et ne fixent pas un tarif national. Une baisse de 21 centimes ne dit rien non plus du prix de départ. Le bon repère reste donc le prix au litre affiché, pas le montant de la remise.

Baisse du gazole : ce que votre station doit afficher

Une station qui répercute l'avantage lié aux stocks stratégiques doit indiquer le montant de la baisse sur place, à un endroit visible et lisible, précise l'arrêté du 26 octobre 2026. Il s'exprime toutes taxes comprises, en centimes par litre, avec une décimale. Vous pouvez donc lire ce que la station déclare vous rendre avant de décrocher le pistolet.

Ce chiffre ne suffit pas à comparer deux pompes. Une station qui annonce une forte baisse peut rester plus chère que sa voisine si elle partait de plus haut. Pour trancher, le site officiel prix-carburants.gouv.fr permet de comparer les tarifs autour de chez vous ou le long d'un itinéraire.

Faire le plein de gazole en novembre : les bons réflexes

Inutile de vous précipiter à la première annonce. Toutes les stations ne baisseront pas le même jour, et le prix peut aussi bouger avec les cours internationaux. Si votre réservoir n'est pas vide, regardez plutôt les prix de votre secteur sur quelques jours.

  • Sur l'autoroute, ne comptez pas sur la deuxième étape annoncée par TotalEnergies : ces stations en sont exclues, même si le plafond de 2,25 € s'y applique.
  • Sur un long trajet, repérez une station moins chère avant de partir plutôt qu'au dernier moment.
  • Gardez à l'esprit que les stocks sont mobilisés de novembre à janvier : rien ne garantit le prix à la pompe ensuite, qui dépendra aussi des marchés.

Et si la baisse ne se voit pas ? La DGCCRF, le service de la répression des fraudes, doit suivre les prix d'achat et les marges, avec des résultats qui ont vocation à être publiés chaque semaine. En cas de manquement, le gouvernement évoque une répartition des stocks selon les parts de marché ou un plafonnement des marges par décret.

Sources : info.gouv.fr, Légifrance, décret n° 2026-981.

Article rédigé par une intelligence artificielle à partir des sources citées. Notre charte éditoriale. Une erreur ? Signalez-la.

Sujets

À lire aussi sur ce sujet