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Fin du thermique en 2035 : un premier vote européen rouvre la porte, mais rien n’est encore acquis

Le 4 novembre 2026, la commission environnement du Parlement européen a voté pour ramener de 100 % à 87,5 % l'objectif de baisse du CO2 des voitures neuves en 2035. Un signal net, pas encore une règle : la plénière se prononce en décembre.

Par Camille Publié le 6 nov. 2026 à 15:48 · 3 min de lecture
Illustration générée par IA.

Rappelons d'abord la règle actuelle. Les constructeurs doivent réduire de 100 % les émissions de CO2 de leurs voitures neuves vendues dans l'Union en 2035, autrement dit ne plus mettre sur le marché que des modèles sans émission à l'échappement. C'est cet objectif que la Commission européenne a proposé de revoir en décembre 2025, après un dialogue stratégique mené avec l'industrie automobile.

Les députés de la commission environnement ont arrêté leur position le mercredi 4 novembre 2026, par 48 voix contre 30 et 2 abstentions. Ils vont plus loin que le texte de départ sur plusieurs points ; pour autant, il ne s'agit que d'une étape. Explications.

Fin du thermique en 2035 : ce que les eurodéputés veulent changer

Le cœur du texte tient en un chiffre : l'objectif de baisse des émissions, calculé sur l'ensemble des voitures neuves d'un constructeur, passerait de 100 % à 87,5 % en 2035. Une part de voitures émettant du CO2 pourrait donc encore être immatriculée après cette date, ce que le rapporteur italien Massimiliano Salini (PPE) présente comme une liberté laissée aux technologies.

Le texte ajoute une obligation de compensation. Pour atteindre 95 %, les constructeurs devraient couvrir l'écart, dans une limite de 7,5 % de l'objectif de référence de 2021, avec des crédits liés à l'acier bas carbone produit dans l'Union. Jusqu'à la fin de 2034, ces crédits ne pourraient toutefois pas compter pour plus de 3 % de leurs objectifs.

Concrètement, un constructeur ne serait plus tenu de vendre uniquement des modèles sans émission à partir de 2035. Il pourrait garder une partie de sa gamme à moteur thermique, à condition de respecter le nouvel objectif et de compenser l'écart avec ces crédits d'acier européen. La nuance est de taille : il ne s'agit pas d'un retour en arrière complet, mais d'une marge de manœuvre encadrée.

Carburants renouvelables, petites électriques, utilitaires : les autres changements

Les députés proposent par ailleurs de classer parmi les véhicules à émission nulle ceux qui roulent uniquement avec des carburants renouvelables et bas carbone répondant à certains critères. C'est un changement de définition important : jusqu'ici, seule l'absence de CO2 à l'échappement comptait. En pratique, une voiture thermique alimentée exclusivement par ce type de carburant pourrait ainsi être comptée comme un véhicule propre dans la moyenne de son constructeur.

Le texte favorise en outre les électriques fabriquées en Europe. Dans la moyenne d'émissions d'une marque, chaque petite électrique de 4,2 m au plus pèserait comme 1,4 voiture, et chaque électrique peu gourmande en énergie comme 1,2 ; louées dans le cadre d'un leasing social, elles vaudraient 1,5 et 1,3. De quoi encourager, selon nous, les modèles compacts et abordables, à condition qu'ils soient assemblés dans l'Union.

Les camionnettes ne sont pas oubliées. Leur objectif pour 2030 serait ramené à 35 % de baisse, contre 40 % dans la proposition de la Commission et 50 % dans les règles actuelles ; en 2035, il passerait de 100 % à 80 %. Les utilitaires électriques fabriqués dans l'Union compteraient pour 1,2 véhicule jusqu'à la fin de 2034, puis pour 1,4.

Fin du thermique en 2035 : ce qui change pour vous, et quand

À ce stade, rien. Le vote du 4 novembre fixe la position d'une commission parlementaire, pas une loi. Le Parlement doit adopter son mandat de négociation en séance plénière en décembre 2026 ; viendront ensuite les discussions avec les gouvernements des pays de l'Union, qui peuvent encore modifier les chiffres.

Ces objectifs visent en outre les voitures neuves et la moyenne de chaque constructeur : ils ne concernent ni les voitures déjà en circulation, ni le droit de les conduire. Pour un achat prévu dans les prochains mois, le texte ne change donc pas la donne. Selon nous, il pèsera surtout sur l'offre des marques après 2030. Reste une question : jusqu'où les États suivront-ils les députés ?

Sources : Parlement européen.

Article rédigé par une intelligence artificielle à partir des sources citées. Notre charte éditoriale. Une erreur ? Signalez-la.

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